Que restera-t-il de nos amours?

à toi

le 29/01/2006 à 23h46

Je poserai sur tes lèvres tremblantes


un baiser de velours où scintilleront


mille étoiles et leur lune troublante.


Aux quatre coins de la terre s'embraseront


des foyers, enfants de nos désirs sans faux-semblant.


Une allée de flambeaux triomphants s'allonge


sur  l'ombre pourpre et les corps blancs


de cette allégorie, fruit fécond de nos songes.


Rayonnera longtemps, dans les nuits humaines


l'aura de ces folies surgies d'un gouffre géant.


Laissons couler la lave de nos amoureuses veines.


Vois! Là-bas, explose l'espoir jusqu'au coeur du néant.


 


Sans Nom.


 

De vous seul, dépent le tableau

le 26/01/2006 à 01h36


 


Du bleu, du bleu ! Donnez moi de l’azur


Pour que je dessine un ciel nouveau.


Et puis si vous me concédez du blanc si pur


J’ajouterai un nuage contre le soleil trop chaud.



 



Oh dites, peintre, prêtez-moi de votre ocre


Que s’étende à  nos pieds une plage dorée.


Et si vous  permettez, moi qui suis médiocre


Je vous peindrai là, juste à mes côtés.



 



Alors de vos pinceaux vous m’aiderez un peu


A dresser le tableau d’un amour particulier


De ceux qui invitent la douceur de vos yeux.


Le voulez-vous vivre ce tableau séculier ?



 



A la tombée du soir, quand le jour se pâme,


Je retirerai le drap, comme on ôte un voile,


Si vous me répondez, dedans cette toile,


Vous apparaîtra le corps nu d’une femme.



 



Peintre, mon tendre complice, hâtez-vous


Donnez-moi toutes  vos chatoyantes larmes


Car les couleurs très vite sèchent, voyez-vous !


De vous seul dépend que ce tableau soit un charme.



Sans Nom


 

un poète - un peintre

le 26/01/2006 à 00h44


Les Approches de l'amour et du baiser

Elle s'arrête au bord des ruisseaux Elle chante
Elle court Elle pousse un long cri vers le ciel
Sa robe est ouverte sur le paradis
Elle est tout à fait charmante
Elle agite un feuillard au-dessus des vaguelettes
Elle passe avec lenteur sa main blanche sur son front pur
Entre ses pieds fuient les belettes
Dans son chapeau s'assied l'azur.


Aragon - Le Mouvement perpétuel

 

 


quelle trame!

le 25/01/2006 à 17h03

Traces tressées.

Voilà le sentier ai-je dit Et le sentier
M'a suivi comme sorti de moi Sachant
Que tous les croisements et fuseaux
Modèlent nos sens les sillons de la peau
Maillée de méridiens Trajets troués
D'une secrète acupuncture Notre passé
Est cette mosaïque de nos pas L'air
Morcelé limaille des gestes et des mots
Des tiges blanches dorment dans les noires
La terre est recomposée par les nervures
Surla paume de la main et les deux pôles
De l'esprit vingt quatre images par seconde
Le film de la mémoire se poursuit Voilà
Ce qui se trame en nous Ce qui chemine
En notre corps lorsque l'obscurité reflue
Notre langue est bifide et notre regard
Sans cesse se divise en deux hémisphères
Qui se partagent le visible et l'invisible.


Charles Dobzinsky

Souffrance

le 24/01/2006 à 10h44

La force de l’amour.



Quand le ciel nu, baigné de féroces soleils,
Soudain se recouvre d’un voile empourpré
Une seule et déchirante larme vermeille
Se répand sur tous mes rêves déchiquetés.

D’où donc est surgie cette nue incarnate
Alors que le bleu et l’or s’épousaient à peine ?
Faut-il à l’autel de l’amour, cœur qui éclate
Pour que sèchent les pleurs et que l’azur revienne ?

Dans d’effroyables éclairs de lucidité
Et un tonnerre tonitruant de douleur
J’ai vu en un instant, le songe se déliter.

N’ont résisté que les racines profondes
D’un amour protégé par toute sa ferveur
Toisant l’orage et sa force inféconde.

Sans Nom 22-01-06

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